Probabilité de chance de risque = 100% puissance quatre
"Reader, I think proper, before we proceed any farther together, to acquaint thee, that I intend to digress, through this whole history, as often as I see occasion."
Henry Fielding, Tom Jones
dimanche 12 avril 2009
samedi 11 avril 2009
**pour information : ndla = note de les auteurs.
***pour information : ndla = note de les auteurs.
****pour information : ndla = note de les auteurs.
***** pour information : ndla = note de les auteurs.
******pour information : ndla = note de les auteurs.
*******PALMER W.C., "Keeping track of crop moisture conditions nationwide: the new crop moisture index" Weatherwise, p. 21, 1968, pp. 156-161 (pour vous servir (ou pas)) sur wikipedia
vendredi 10 avril 2009
"Ninja Cheerleaders", de Myke Belly

Son réalisateur, Myke Belly, confirme aujourd'hui la particularité de son talent : savoir captiver avec un minimum. Exit les effets spéciaux numériques, surexploités de nos jours, et place à l’artisanat. Car oui, Myke Belly est un artisan, un compagnon du devoir, qui transcende les codes du genre établis par les industriels du cinéma.
« Ninja Cheerleaders » est l’histoire de trois pom-pom girls, trois âmes errantes, poussées par un mauvais tour du destin à entrer comme ninja au service de Kim Jon-Il. Au-delà de l'acuité documentaire, il y a le petit miracle de l'incarnation, le pouvoir du cinéma face à la fatalité de la condition féminine.
C'est ce foisonnement du vivant qui intéresse Myke Belly, encore et encore. Inlassablement, le réalisateur filme les corps nus des héroïnes qui s’entrelacent pour atteindre l’infini. Les lames des sabres caressent la caméra comme pour revendiquer la part d’universalité qui existe au sein de la violence. Le spectateur, lui, repart les méninges en feu, et les sens en éveil.
jeudi 9 avril 2009
http://www.painlaboulangere.com/media/sandwich_viennois_sur_table_bistrot__003093800_1101_18122007.jpg

Dans la peau d’une boule de bowling en teck un samedi après-midi au Looping, bowling restaurant de Los Angeles
C’est reparti. 3 doigts suants s’infiltrent en moi et se fraient un chemin. Une fois la prise assurée, je suis brandie, agitée, et balancée sans vergogne.
Et c’est reparti….Je vire et virevolte à toute allure. Un roulé-boulé m’envoie contre une rangée de quilles, aussi raides que je suis ronde.
Et ce n’est pas fini… Je dégringole et me fracasse, fait un tour de passe-passe, et réapparait, crachotante, au bruit et à la fureur de cette salle, aux néons hurleurs et aux couples agitateurs.
Une pause, un break, un Kit Kat…N’importe quoi pour me sortir de là….De cette violence que l’on me fait, chaque jour, chaque soir, sans cesse. De ces hommes qui me saisissent de leurs mains trop rudes, de ces femmes qui me laissent tomber en gloussant de coquetterie, de ces êtres tapageurs qui, chaque jour, chaque soir, mettent le feu aux boules.
Pourquoi ai-je atterri là ? Mystère et boule de teck…J’aurais aimé être une boule de pétanque, pour la bonne planque. Une boule de billard, pour les soirées en costard. Une boule de cristal, pour me faire la malle. Mais surtout une boule ronde, polie, sans orifices.
Les orifices sont à la boule de bowling ce que le talon était à Achille : son point faible. Si j’étais polie, ah, qu’il serait facile de perdre la boule. Je glisserais, lourde, ronde, placide, telle la pèche du gros James, et nul ne pourrait me saisir, personne ne pourrait m’arrêter. Mais les trois orifices percés en moi sont ma croix : ils m’emprisonnent. Ils m’empêchent de fuir le Looping, bowling restaurant de Los Angeles.
Et c’est reparti…A peine ai-je eu le temps de souffler qu’arrive celui que je redoute et espère à la fois. Cet homme, trop grand, trop solitaire pour être tendre. Chaque soir il vient. Chaque soir, il m’appelle ma belle, ma chérie, ma favorite. Il me dit des paroles tendres, que je suis sa boule de chance, sa bonne étoile, son usine à strikes. Il me prend à la rude et à l’œillade. Il me vernit de sa salive. Il me mouline au bout du bras. Et il me m’envoie valser le long de la rampe.
Chaque soir je me dis que ne tiendrai pas un jeu de plus. Qu’il est bien trop fort et vigoureux pour moi. Et secrètement je l’espère. Secrètement je souhaite qu’il me casse.. Je souhaite qu’il me fissure, qu’il me fracasse, qu’il me terrasse et que je trépasse.
C’est reparti. Je suis lancée…Je glisse….Les quilles avancent vers moi, menaçantes, une armée de vestales au cou enrubanné. Elles avancent toujours plus vite….plus vite….Le vent siffle à mes côtés…Les lumières s’estompent….Ma vue se brouille….Je prie…Je prie pour que ce soit mon dernier tour de piste.
Bâle
Dernier jour d’un stylo plume pudique
Dans la boutique, la grosse dame qui m’époussetait chaque matin en chantant du Joe Dassin.
Mon application à chaque fois qu’un client m’essayait. Les rejets. Les gens qui préféraient une vieille Bic à moi. Et enfin, l’homme étrange qui m’acheta, et qui caressa trois fois sa moustache avant de dire « je prendrai celui-là ».
Ma fierté, mon envie de lui plaire, de coucher sur le papier tous les mots qu’il désirait.
Et le choc de notre première fois sur le cahier. Il me força à écrire des choses… épouvantables. Moi qui avais une belle plume, ce n’était pas pour transcrire les pensées lubriques d’un vieux cochon.
Au bout d’une heure, j’avais déjà du mal à surmonter ma peur de la feuille blanche. L’imagination de mon maître était sans limite, alors je dus prendre une décision. Tout en dessinant un pénis de morue et une femme à barbe qui s’accouplait à une gomme, je conclus que mon unique option était de jeter l’encre, même si cela signifiait mourir.

Terrifié, je commençai à baver alors que mon maître entamait le téton rongé par une murène d’une gladiatrice phénicienne. Je bavais de tout mon être. Mon maître me porta aux portes de sa bouche, et envoya une expiration massive sur ma plume.
Je suffoquai, mais bavai de plus belle.
mercredi 8 avril 2009
photo : http://www.henck.fr/album-photos/livres/petit-robert.jpg
jeudi 2 avril 2009
Here comes the LEGEND...
Plus dédiés aux poissons qu'à leur propre vie,
ces hommes et ces enfants sont de véritables leaders d'influence.
Et pourtant, ils n'ont pas les chevilles qui enflent.
Voici...
(passez la souris sur les photos pour connaître leurs nom et surnom dans le métier)
Flint Boyreth aka « The Kid »
Du haut de ses 12 ans, ce garçon à la bouille d’ange et au cheveu de paille a déjà capturé une trentaine de squales à mains nues. Une performance jamais égalée, si ce n’est le record du monde de Pirolisc Vladek, le polonais de 10 ans qui tua 190 lémuriens en 10 jours.
Officer Bringson aka « The Dude »
Formateur dans la Marine japonaise, spécialiste des grottes et inventeur de la désormais incontournable « spéléotraction », l’homme pêche depuis toujours, et expose ses trophés sur son blog www.pechepecheboy69.over-blog.fr .
Andy Bubble aka « The Fish Whisperer »
On raconte qu’Andy est né dans la mer, sa mère aurait été fécondée par une huître, un soir de pleine lune à La Beaule, par inadvertance. A notre connaissance, c’est le seul homme sur Terre à pouvoir communiquer en ischiais, la langue des poissons (voir Nemo en VO).
Brian aka « Clowny »
Extrêment drôle, révélé conjointement par le Jamel Comedy Club et le magazine Très pêche en 1996, Brian est le plus cocasse de la planète Pêche !
Jean-Luc aka « Jean-Cul »
Bien qu’il ait gagné le Gardon d’Or en 1979, Jean-Luc est resté durant moult années le bouc-émissaire des pêcheurs. Raillé, moqué, presque humilié, Jean-Luc n’a retrouvé son innocence qu’en 2003 où la communauté entière lui a fait une lettre d’excuses plates.
Mike Loyd aka « Uncle Pike »
Selon les rumeurs, il pêcherait avec ses cheveux et ferait de ses ongles morts des hameçons. Il est cependant d’une nature assez guillerette.
Peter Mc Fly aka « The One »
Elégant, fantaisiste, drôle, fascinant, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire le style mythique de ce pêcheur hors pair. Il n’a laissé derrière qu’un héritier spirituel de sa technique flamboyante de pêche au harpon léché, héritier qui s’est malencontreusement fait happer par son propre hameçon en 1951.
Anne de Chochult
mercredi 1 avril 2009
Hiro Mastumatsuno,
notre correspondant permanent en Haute-Loire
se joint à eux pour vous re-souhaiter
un SUPER POISSON D'AVRIL 2.0 !
La présente chronique est sponsorisée par "Très pêche", l'émission nocturne déjà culte de TF1.
Le pitch : Vous qui aimez capturer le carnassier ou la carpe sur les lacs et sur les fleuves... Pêcher à la mouche en Dordogne, au coup dans la Seine ou encore attraper l'Espadon Voilier dans les grands océans... La collection "Très Pêche" vous passionnera. (Copyright Lodge Production)
La critique : A vue de nez, c'est une émission comme les autres : des animaux, des hommes. Mais l'on a tort de surestimer les nez, car "Très pêche" est bien plus qu'un simple documentaire sur la pêche. C'est une tranche de vie des pêcheurs, ces êtres patients et philosophes, tel Gérard, le "roi du gardon de Villebois-la-Valette". L'homme a le regard posé, la gorge sèche. La complicité qu'il entretient avec les gardons qu'il pêche est touchante, presque bouleversante. Les yeux dans les yeux, Gérard et son gardon ne font qu'un, et sont complémentaires à la fois : "je te donne mes écailles, prends mes pieds, ma chair et mes os" semble être écrit sur leur pacte indicible et invisible. Mais le pêcheur garde les pieds sur terre, même si son coeur appartient aux rivières de France. Un coeur bien mal en point depuis que Charles, sa femme, l'a quitté pour un autre, collectionneur de papillon. Imaginez l'insulte pour cet homme qui ne préfère rien à l'eau, si ce n'est un bon Picon bière.
Bref, "Très pêche" est une émission à regarder en famille, et surtout... sans modération.
Très bon mois d'avril à tous!
Anne de Chochult, au rapport.
Les pixels du père de Zhora : L'ultime révélation

Le père de Zhora Dati est donc l'homme qui se cache sous ce costume de Casimir...









