Probabilité de chance de risque = 100% puissance quatre

Probabilité que tout se passe bien = zéro.

"Reader, I think proper, before we proceed any farther together, to acquaint thee, that I intend to digress, through this whole history, as often as I see occasion."

Henry Fielding, Tom Jones

vendredi 28 novembre 2008

DANIEL CRAIG / VLADIMIR POUTINE : personne n'est dupe

La majorité a parlé, confirmant ce scoop incroyable, que nous avions lancé de manière anodine : Oui oui c'est vrai, le père de Daniel Craig est le cousin de Macha Ilanov, elle même tante de Sergueï Andropov, professeur de judo de Vladimir Poutine. Méditez là-dessus bande de nazes.

jeudi 27 novembre 2008

My Exquisite Corpse a eu l’immense honneur d’interviewer Jean-Noël Richon. L’artiste controversé (et controversant !) a dévoilé sa nouvelle exposition « Légo-spel» au Petit Palais de Furonque-Les-Bains.


"La scène", 34x69 cm

On se souvient de « Mosa-hic », sa première exhibition, qui l’avait propulsé au devant de la scène internationale de l’Art contemporain, grâce à un concept bouleversant : il avait créé des mosaïques gigantesques, sur le thème de l’avortement animal, avec en guise de tesselles des touches de télécommandes.


My EC : On a beau chercher, « Légo-spel » est du jamais vu dans le panorama mondial de l’Art. Qu’en pensez-vous ?
J.-N. Richon : En effet, il s’agit de reconstruire des scènes bibliques avec des legos.

My EC : Comment vous est venu cette idée prodigieuse ?
J.-N. Richon : J’étais assis sur les bords de l’Euphrate, lorsqu’un individu m’a hélé. Il m’a dit, et je me souviens de ces paroles comme si c’était encore hier, « Jésus, c’est de la merde en boîte ». J’ai tout de suite associé « jésus » à « boîte », et « boîte » à « jeu », puis « jeu » à « légo ». C’est ainsi que « légo-spel » est né.

My EC : Votre création découle donc d’une pensée presque métalinguistique sur l’univers du jeu, associé au monde catholique, monde du tout, monde du rien.
J.-N. Richon : Ouais. Ouais c’est ça, ouais.

My EC : Que répondez-vous à ceux qui vous accusent de blasphème ?
J.-N. Richon : Que pierre qui roule n’amasse pas mousse. Par conséquent, ils feraient mieux de se la **** (censure du comité éditorial).

My EC : Avez-vous pensé au thème de votre prochaine exposition ?
J.-N. Richon : Je pense que ce sera moins réfléchi, moins intellectuel, moins « inabordable », comme me l’ont reproché certains critiques. Je m’oriente plus vers une œuvre guidée par la pulsion, par le vice, par la chair et les sens. Je veux du scandale. Je veux salir mon nom.

Propos recueillis par
Anne de Chochult

"Adam and Yves", 35x97 cm.

"Moïse en rage", 29x163 cm.

mercredi 26 novembre 2008

HOT NEWS

Un nouvel inscrit dans le Guinness de Records !
Mariano Garcia Pedazo (ci-dessous) est resté sérieux pendant 145 jours, 21 heures et 14 minutes.

SERBIS, de Brillante Mendoza













Angeles, Philippines.


Bienvenue au cinéma porno "Family", bienvenue dans un dédale de stupre et de misère. Entre la projection de « Ebats mouillés » et celle de « Caresses anales », la famille Pineda, qui tient le cinéma, se déchire. Nanay Flor, la matriarche acariâtre, attend les résultats du procès qu’elle a intenté à son mari volage. Alan, qu’elle a recueilli dans la rue, met enceinte sa copine. Jewel, la petite fille de Nanay Flor, rêve d’être une star de cinéma glamour, et répète devant son miroir « I love you », avec une moue de femme fatale juvénile. Nayda, la mère de Jewel, est mariée mais en pince secrètement pour le projectionniste.

Serbis est une histoire de famille, une famille qui se désagrège et ferme les yeux sur ce qu’il se passe dans son cinéma : la prostitution. A l’entrée des salles, des silhouettes susurrent dans la pénombre : « Serbis ?» (« service » en philippin). Les mégots des cigarettes qu’il fument révèlent leur contour. Ce sont de jeunes hommes. Ils vendent leurs corps pendant les séances, avec l’accord tacite de la famille, qui ne peut pas ignorer. Car c’est ce qui fait marcher le cinéma, et la famille ne peut se permettre de perdre des clients. Dès lors, on s’interroge.

La moralité a-t-elle la même valeur dans une société pauvre, où la survie est un combat quotidien ? Peut-on juger Nanay Flor qui ignore la prostitution pour nourrir sa nombreuse famille ? Symbole d’une société philippine décadente, personne n’est innocent au Family. Même l’enfant de Nayda qui déambule en tricycle dans le cinéma avec son cartable est un petit voyeur. Nanay Flor essaie tant bien que mal de maintenir debout sa famille. « Petit imbécile ! Ton salaire ne te permet même pas de te payer tes vices ! », dit-elle à Alan, qui vient de mettre sa copine enceinte. Nanay Flor est un personnage intéressant, révélateur de la société philippine, dans laquelle les femmes sont décisionnaires. La preuve, le président est du sexe faible : Gloria Macapagal Aroyo.

Nanay Flor

Gros plan sur un furoncle qu’on perce, du sperme qui coule sur les commissures des lèvres, un homme qui marche en tongs dans l’urine et la crasse. Serbis est un film très cru, qui malgré son interdiction aux mois de 12 ans contient des scènes pornographiques. Sans soutien musical, la caméra colle aux personnages. Nos sens sont soudain enrobés dans un climat lourd et lubrique.

Sur le coup, l’expérience est assez désagréable pour qui éprouve quelque pudeur envers la chair. Mais, comme pour ces musiques que l’on aime qu’à la deuxième écoute, on ne regrette pas d’avoir vu le film, car Serbis est une drôle d’expérience cinématographique, à l’image de sa fin, où une flamme consume l’écran juste avant le générique.

Anne de Chochult

mardi 25 novembre 2008

Petite histoire à tiroirs du cadavre exquis

"Si l'on jouait au jeu du cadavre exquis
Histoire d'nous passer un peu notre ennui"
Serge Gainsbourg, "Le cadavre exquis"

Selon les in-scrupuleux auteurs de ce blog (et aussi un peu selon le dictionnaire), "exquisite corpse" serait la traduction appropriée de "cadavre exquis."

Et pourtant…

Inventé par les surréalistes dans les années 1920, le surréaliste cadavre exquis traverse l’Atlantique en 1941, porté par André Breton. Ce dernier fuit la France vichyste, et embarque pour New York en compagnie, notamment, de Claude Lévi-Strauss (dont on fêtera vendredi le centième anniversaire).

C’est l’occasion rêvée, pour le cadavre exquis français, de rencontrer des plumes américaines. La rencontre aura lieu, grâce à un artiste… chilien.
C’est en effet Roberto Matta qui introduit la pratique du cadavre exquis auprès des artistes new-yorkais. Le jeu littéraire est alors appelé… "male and female", appellation qui nous laisse pantois, perplexes, pantomimiques.

Roberto Matta, c’est aussi le papa de Gordon Matta-Clark, artiste célèbre pour ses fascinants "building cuts" qui tendent à rendre l’œuvre d’art toujours plus immatérielle :

Gordon Matta-Clark, Splitting Houses

Trêve de tiroirs, quelle est la recette du cadavre exquis ?

Pour y jouer dans les règles de l’art, tous les participants doivent écrire à tour de rôle un mot qui ne sera pas lu par leurs comparses, et ce dans l’ordre suivant : nom, adjectif qualificatif, verbe, complément d’objet direct, adjectif qualificatif.
C’est ainsi qu’a été écrit le premier : "Le cadavre - exquis - boira - le vin - nouveau."

Cela dit, si vous êtes adeptes de cuisine moléculaire et de délicieuses prises de tête, il est toujours possible de concocter votre propre recette à l’aide d’un cadavre exquis ayant pour principe : syntagme / syntagme / syntagme / syntagme.

Si on est gentil avec eux, les cadavres exquis nous le rendent bien et peuvent également se prêter au jeu du dessin.

"Oui c’est ça le jeu du cadavre exquis
Nous allons y jouer toute la nuit."
Serge Gainsbourg, op.cit.

Sinonime

Splitting Houses :
http://www.curatedobject.us/photos/uncategorized/2008/01/30/6_gordon_matta_clark_splitting.jpg

jeudi 20 novembre 2008

OFFRES D'EMPLOIS
(exclusivité Exquisite Corpse)

Si vous êtes intéressé par une de ces offres, veuillez laissez un commentaire de motivation à la suite de cet article, ainsi que votre adresse mail ou numéro de téléphone. Nous vous recontacterons par courriel ou télégraphe.



Huggy Les-Bons-Tuyaux,
par l'intermédiaire d'Anne de Chochult.

mercredi 19 novembre 2008


HOT NEWS

Selon notre source moscovite , Daniel Craig ressemblerait fortement à Vladimir Poutine.



















Bâle Ferigonzella

lundi 17 novembre 2008

Ode

Aah…le petit Elle du lundi. Debout devant le marchand de journaux, la jeune fille hésite : va-t-elle faire preuve d’intelligence et se saisir du Courrier International, ou abdiquer et tendre la main vers le Elle de cette semaine qui titre pêle-mêle « Mode – le bas en peau de chevreau innove / Darfour – les viols continuent / Lindsay Lohan, l'overdose serait-elle une faute de style ? / Sexe – tout tout tout sur la fellation / Société – les enfants sont-ils trop conciliants ? » .

Bon finalement, elle se dit qu’elle mérite bien 30 minutes de détente et repart avec le Elle sous le bras. Elle le feuillettera, l’éparpillera, le survolera, et regrettera un peu de l’avoir acheté. Elle a TORT . Car le Elle c’est un peu « beau comme la rencontre fortuite d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection ». En bref en moderne c’est beau comme la rencontre fortuite d’un scoop shopping sur les escarpins Manolo et d’un reportage sur le martyre des Afghanes dans la page Info Hebdo.

Ô mon Elle j’aime :

- ta lucidité. C’est vrai, « quelle femme accepterait de passer la journée sur des talons qui ne sont pas des Louboutin ? » (Elle n° 3178). C'est clair. Et malheureusement, il en y a beaucoup TROP qui l'acceptent.
- ton sens de la mesure. Sœur Emmanuelle, ne désespère point, la relève est prête : « La Madone des temps modernes, Angelina Jolie est en Afghanistan. La scène a quelque chose de biblique, d’universel. » (Elle n° 3280).
- ton enthousiasme : « Maigrir, on va toutes y arriver !! » (Elle n° 1345). Oui ! Même toi, la grosse vache mal fagotée !
- ton talent de poète : « Soudain, Leonardo regarde son verre de jus de tomate d’un air dégoûté, comme si c’était du sang. » (Elle n° au fond je sais pas c’était juste pour donner un ton de professionnalisme et de profondeur de recherche à cet article).

Bâle Ferigonzella

Tout ce dont vous n'avez même pas imaginé pouvoir vous enquérir un jour à propos du Dakota du Sud
(même dans vos rêves les plus fous)

Nous poursuivons notre politique d'accueil en recevant ce soir le digne Vitey Ray-Rheel, expert en géométrie symplectique. C'est une définition aux accents tantôt lyriques, parfois soviétiques, si ce n'est gastronomiques, mais toujours exhaustive, qu'il nous livre généreusement aujourd'hui.


Maine : nom qui sonne mal, sauf en Maine-et-Loire. Qui croit réellement qu'un Etat américain, avec toute la classe et la cowboyitude que cela implique, peut raisonnablement s'affubler de tel dénominatif ?

New York : comme l'Etat de Washington, l'Etat de New York est une feinte destinée à coller les écoliers cancres américains. En effet, s'il se trouve bien à New York, New York ne s'y trouve pas tout à fait, puisque la ville est tout autant au New Jersey voire au Connecticut (souterrainement).

Rhode Island : Etat formé de deux gigantesques circuits de Mario Kart, la Rainbow Road et Choco Island. A ce titre la moitié de l'Etat est en chocolat, l'autre clignote, est de toutes les couleurs et fait drôlement mal aux yeux. En revanche, on y entend en permanence une musique extraordinaire. Attention, à l'Ouest de l'Etat (Rainbow Road), il n'existe pas de rembardes, et on peut donc parfaitement tomber dans le vide en marchant tranquillement dans la rue à la moindre carapace dans le dos.

Tennessee : Etat de provenance de deux chanteurs américains fameux. Eddy Mitchell (de son vrai nom Claude Moine) lui a dédié "sur la route de Memphis" bien qu'on ne sache guère, au fond, où sont ses racines, Nashville ou Belleville. Tous les Américains ont en outre quelque chose en eux de Tennessee.
A noter que dans l'Iowa, où, autrefois, on était grave just au niveau des noms de villes, on a jadis bâti un enclos de Moine en honneur dudit chanteur. Avec le temps, on a simplifié en Des Moines. Mais il n'y en a plus beaucoup.

Texas : principalement connu pour une particularité économique. En effet, cet Etat ne partage pas la monnaie fédérale, le dollar. On y échange, vend, achète, troque et surtout parie uniquement sa selle et ses bottes.

Wyoming : on ne sait pas grand-chose de cet Etat, si ce n'est qu'en 1880, à Big Whiskey, une prostituée du nom de Delilah s'y fit taillader par un garçon-vacher. Par la suite un certain William Munny, du Missouri lui, viendra buter tout le monde et calmer le jeu avec un certain doigté de revolver.

Connecticut : état en caoutchouc et en fibre de carbone, entièrement souterrain, et uniquement constitué de métros futuristes et de réseaux matriciels à la Matrix. C'est un Etat qui clignote et où tout le monde est en permanence connecté à tout ce qui se fait à la pointe du must du mieux de la cerise du top of the pop de la crème de la technologie (voir : Massachusetts).
Cet Etat n'est pas visible de la Terre ferme, et par-là même il est difficilement situable, et par les satellites, et par les bonnes gens. On le localise néanmoins généralement entre Seattle et vers New York.

Floride : capitale : Tropicana.

Géorgie : territoire répertorié par erreur aux Amériques par un géographe au XVIII° siècle. La Géorgie se trouve en fait, comme chacun le sait de nos jours, en Russie. Il convient de préciser qu'elle appartient bien à la Grande Russie, et n'est nullement indépendante, contrairement à ce que quelques hurluberlus fantoches improvisés politiciens tentent de nous faire avaler cachés dans leurs montagnes du Caucase.

Hawaii : voir : Police d'Etat.

Vitey Ray-Rheel et naÿv la nrf yee!

Fais l'amour avec ton entreprise

Aujourd'hui, lundi 17 novembre, c'est la fête.
La fête de quoi ?
Des entreprises bien sûr !

Sur le site, vous trouverez le tube corporate de l’année : « J’aime ma boîte »
Soirées karaoké au bureau en perspective, nous vous proposons en exclusivité la retranscription des paroles de la chanson. Vous pourrez ainsi être le meilleur en cas de concours !

Si tu aimes ton entreprise
Il est grand temps que tu le dises
Si ton patron est ton ami
Tu dois faire la fête avec lui
Alors laisse tomber ta cravate
Aujourd'hui tout le monde s'éclate

Wooh woooh woooh j'aime ma boîte (x5)

C'est le troisième jeudi d'octobre
Et bientôt partout en Europe
Ca ne dure qu'une seule journée
On s'en souvient toute l'année
Il est grand temps de faire la fête
Et de répéter à tue-tête

Wooh woooh woooh j'aime ma boîte (x7)


Pour le rythme et l’acoustique, veuillez télécharger la chanson en cliquant ici.
Amis des rimes riches et paroles profondes, à la prochaine !
Anne de Chochult